Les 16 plus beaux musées et galeries d’Istanbul à voir

On associe volontiers Istanbul à ses mosquées et à ses bazars. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, les musées et galeries à Istanbul forment l’une des scènes artistiques les plus actives d’Europe, rythmée tous les deux ans par la Biennale d’Istanbul, qu’organise la Fondation d’Istanbul pour la culture et les arts (İKSV). Fondations privées, musées d’État et galeries de quartier s’y côtoient, parfois dans la même rue, du musée ottoman centenaire à la petite galerie installée dans un ancien entrepôt.
1. Musée Sakıp Sabancı

Fondé en 2001 dans l’ancienne villa Atlı Köşk, à Emirgan, sur les rives du Bosphore, le musée Sakıp Sabancı fait partie des premiers grands musées privés du pays. Ses expositions ont fait date. Picasso, Rodin, Rembrandt, Anish Kapoor, Sophie Calle ou Monet y ont eu droit à certaines des expositions les plus courues d’Istanbul. La collection permanente, elle, reste plus classique : calligraphie ottomane, peinture, mobilier d’époque. Et le jardin ? Il descend jusqu’au Bosphore et vaut à lui seul la visite. sakipsabancimuzesi.org
2. İstanbul Modern

Ouvert en 2004, İstanbul Modern est présenté comme le premier musée d’art contemporain du pays. Il a d’abord occupé un ancien entrepôt portuaire à Tophane. Depuis, il s’est installé dans un nouveau bâtiment conçu par Renzo Piano, toujours sur les quais du Bosphore, et sa collection, dominée par la peinture et la photographie, met en avant des artistes turcs comme Ali Kazma, Kutluğ Ataman ou Burhan Doğançay. L’adresse et les horaires ont changé. Mieux vaut vérifier avant de s’y rendre. istanbulmodern.org
3. Musée archéologique d’Istanbul

Fondé en 1891 par Osman Hamdi Bey, considéré comme le père de l’archéologie turque, ce musée abrite plus d’un millier d’œuvres. Son bâtiment, construit sur le modèle des grands musées archéologiques européens, se trouve près du parc de Gülhane, à deux pas du palais de Topkapı, et ses collections couvrent un territoire immense, des Balkans à l’Afrique du Nord, hérité des frontières de l’Empire ottoman. L’architecture seule justifie la visite. Nul besoin de s’attarder sur chaque vitrine.
4. SALT Galata et SALT Beyoğlu

Ouverte en 2011 et financée par la banque Garanti, l’institution culturelle SALT occupe deux bâtiments distincts à Istanbul, tous deux toujours en activité. SALT Galata, installée dans l’ancien siège de la Banque ottomane, conserve une partie des archives de l’établissement et propose des expositions à dominante historique, alors que SALT Beyoğlu, sur l’avenue İstiklal, est davantage tournée vers l’art contemporain. Le visiteur curieux d’histoire commencera donc par Galata, l’amateur d’art actuel par Beyoğlu. L’entrée est gratuite. Dans les deux cas, c’est une étape facile à glisser entre deux visites. saltonline.org
5. Arter

Financée par la fondation Vehbi Koç, Arter s’est fait connaître à partir de 2010 dans un petit espace de l’avenue İstiklal, avant de s’installer dans un bâtiment plus vaste à Dolapdere. Côté programmation, la ligne est claire : un art contemporain engagé, avec des artistes comme Patricia Piccinini et Mona Hatoum. Les expositions tournent souvent, et c’est tant mieux. Un coup d’œil préalable au programme en cours évite les déceptions. arter.org.tr
Photo : avec l’aimable autorisation d’istanbulsergifotograflari.com.
6. Musée Pera

Propriété de la fondation Suna et İnan Kıraç, le musée Pera occupe depuis 2005 l’ancien hôtel Bristol, à Tepebaşı. Il a accueilli des œuvres de Frida Kahlo, Picasso, Diego Rivera ou Goya, aux côtés d’expositions plus classiques, parfois archéologiques, et sa collection de peinture conserve notamment « Le Dompteur de tortues », toile d’Osman Hamdi Bey considérée comme une référence de la peinture turque. Le bâtiment compte aussi. Chargé d’histoire, il attire autant que les œuvres elles-mêmes. peramuzesi.org.tr
7. Musée des Arts turcs et islamiques

Installé dans l’ancien palais d’İbrahim Paşa, ce musée conserve l’une des collections les plus riches du pays : tapis seldjoukides, pièces du XIVe siècle, tapis anatoliens du XVIIe siècle que l’Europe a longtemps désignés sous le nom de « tapis Holbein ».
Le musée a fermé une partie de ses salles pour restauration pendant plusieurs années. Difficile de dire avec certitude où en est la situation aujourd’hui. Avant la visite, vérifiez son statut d’ouverture sur le portail des musées du ministère turc de la Culture et du Tourisme.
8. Borusan Contemporary

Logé dans le Perili Köşk, une bâtisse spectaculaire de Rumelihisarı, Borusan Contemporary se consacre à l’art médiatique : installations lumineuses, vidéo, son, logiciel. En semaine, le bâtiment sert de bureaux. Résultat : visites le week-end seulement. Le genre de détail qu’on découvre souvent trop tard, devant une porte close en pleine semaine. Les amateurs d’art numérique y trouveront un registre peu représenté ailleurs dans la ville. borusancontemporary.com
9. Dirimart

Ouverte en 2002, Dirimart compte parmi les toutes premières galeries privées d’Istanbul, longtemps installée à Nişantaşı avant de rejoindre le quartier de Dolapdere, devenu depuis un petit pôle de galeries – Arter, on l’a vu, s’y trouve aussi.
Sa programmation donne la priorité aux jeunes artistes contemporains, turcs comme internationaux. dirimart.org
10. Galerie Elipsis

Première galerie turque entièrement consacrée à la photographie, Elipsis se cache dans les rues tranquilles derrière Karaköy. Sa mission, dès sa création, était de faire connaître la photographie contemporaine turque au-delà des frontières du pays : un pari qui en a fait l’une des galeries les plus suivies de la ville.
Photo : avec l’aimable autorisation d’istanbulsergifotograflari.com.
11. Apel

Fondée en 1998, la galerie Apel, établie dans le quartier de Galatasaray, s’est bâti une réputation sur ses expositions thématiques, pensées autant pour leur portée historique que pour leur regard résolument contemporain.
12. Galerist

Devenue l’une des galeries les plus commentées de la décennie passée, Galerist accompagne de jeunes artistes turcs sur les foires internationales pour leur donner une visibilité au-delà d’Istanbul. Elle dispose de deux espaces d’exposition, à Tepebaşı et à Hasköy. galerist.com.tr
13. Pi Artworks

Pi Artworks, fondée en 1998, la même année qu’Apel, est considérée comme l’une des galeries pionnières du marché de l’art turc. Drôle de millésime, décidément. À Galatasaray, elle présente régulièrement des artistes turcs aux côtés d’artistes étrangers. piartworks.com
14. Rampa

Implantée à Beşiktaş, la galerie Rampa ne se limite pas aux expositions. Plus inattendu pour une galerie : elle finance aussi des travaux de recherche académique sur l’art contemporain turc.
Parmi les noms associés à la galerie : Servet Koçyiğit et Cengiz Çekil.
15. Rodeo

Fondée en 2007 et d’abord centrée sur des artistes turcs, grecs et chypriotes, Rodeo s’est peu à peu ouverte à une programmation internationale, résolument tournée vers l’art d’avant-garde. La galerie se trouve dans la rue Sıraselviler, non loin de la place Taksim.
16. Galeri NON

Galeri NON ferme cette liste, sans fracas. Sa programmation d’art contemporain, plus modeste dans ses moyens, reste fidèle à une ligne éditoriale exigeante. Les informations publiques à son sujet sont limitées : vérifiez directement les horaires et les expositions en cours avant la visite.
Sources : Fondation d’Istanbul pour la culture et les arts (İKSV) ; ministère turc de la Culture et du Tourisme, portail des musées.




















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